Quelques notes sur le design graphique des sites web et autres futilités

Rigueur. Et passion !

Ne dites pas à ma mère que je suis artisan en architecture de l'information appliquée aux sites web : elle croit que je suis webdesigner, intégrateur HTML & CSS, rédacteur web, formateur NTIC et consultant en webmarketing depuis 2001 ! Voulez-vous en savoir plus ?

Le blog de l'intégrateur web

Quelques notes sur le design graphique des sites web et autres futilités

Ces quelques notes sont le fruit d’une réflexion rapide qui fait suite au commentaire de Papier-pixel sur l’article Conception dans le navigateur avec HTML5 & CSS3. Il regrette grosso modo qu’il y a des thèmes récurrents dans mes billets qui tendent à laisser penser que le webdesign et la mise en place d’une vraie charte graphique ne sont pas indispensables. Le fait de coder directement dans le navigateur ou d’oublier photoshop pour finir par m’interroger sur la pertinence du design qui serait « inutile » dans 80% des cas nous entrainerait dans un web uniforme, sans véritable réflexion visuelle en amont.

Prologue

Il y a effectivement quelques articles dans ce blog qui explorent d’autres voies que celle de Photoshop, mais j’en ai écris encore plus sur le design et le graphisme (ne vous arrêtez pas aux derniers articles parus qui ne sont pas forcément représentatifs de mon point de vue). Petite précision avant d’aller plus loin : l’article où je m’interroge sur le graphisme qui serait inutile dans 80% des cas est une ode au design, ne vous méprenez pas.

Un seul design pour les lier tous ?

Le design ou la conception dans le navigation ne signifie pas absence de design ou de conception : c’est même tout le contraire !  Sur la question de l’uniformisation du design des sites web, il est important de prendre en compte plusieurs choses :

  • D’une part — et c’est le plus important — en quoi le fait que tous les sites se ressemblent est si grave ? Au pire, le visiteur a une impression de «déjà vu», au mieux, il ne perd pas de temps à se demander comment fonctionne le site.
  • D’autre part, les sites soi-disant graphiques se ressemblent tous d’une certaine façon (de mon point de vue, c’est valable pour l’immense majorité d’entre eux). La quantité de pixels utilisés n’enlève rien à une autre forme d’uniformisation. Sans compter que la plupart des fantaisies graphiques rendent souvent le site difficilement utilisable : il faut souvent entrer dans l’univers du graphiste avant d’entrer dans le contenu.
  • Par ailleurs, je pense que l’absence de design est parfois préférable à un mauvais design pour peu que le concepteur a fait attention à l’ergonomie et la navigation. Si en plus il a choisi une police de caractère lisible de 16px avec un interlignage de 24px contrastant suffisamment avec le background, c’est parfait ;)

Cela dit, il existe de nombreux cas ou l’on a besoin de faire entrer le visiteur dans un univers visuel : lorsque l’expérience immersive produit du sens en tant que tel en fonction de la marque ou du produit. Mais il ne faut pas se voiler la face : ces cas sont assez rares et quand on les rencontre, il sont malheureusement souvent mal fichus.

Le graphisme n’est pas une surcouche ?

Le webdesign est entré dans une phase de maturité où — n’en déplaise à beaucoup — le graphisme est une couche appliquée sur un marquage HTML, lui-même fruit d’une réflexion sur les différents types de contenus qu’il enveloppe. A cet égard, je ne résiste pas au plaisir de placer l’article Métiers du web — Je suis « enveloppeur web » moi monsieur !

Bientôt (dès demain, en réalité) de nombreux effets graphiques seront réalisés avec les langages du web, ce qui ne veut pas dire que Photoshop sera obsolète, bien au contraire. L’uniformisation des designs de sites réalisés avec HTML5 et CSS3 et «designés» directement dans le navigateur seront un type de prestation parmi d’autres.

Il y aura toujours besoin de créatifs originaux pour les projets où une «patte graphique» sera nécessaire. Mais au moins les créatifs devront-ils faire preuve d’un peu plus d’audace que mettre des dégradés, des coins arrondis ou des ombres portées dans Photoshop ou Illustrator…

Pour ne pas conclure

Lorsque je regarde de près les meilleurs «designs de l’année», je vois bien qu’il y a du travail de qualité, mais en creusant un peu, j’ai le sentiment qu’il s’agit souvent du portfolio d’un webdesigner réputé ou d’un site web réalisé par une agence pour un client qui a dépensé beaucoup d’argent. Bref, des projets que la startup ou la PME française moyenne n’a pas les moyens de s’offrir ou qu’elle ne veut pas payer.

Épilogue

Zut, à la relecture je me rends compte que je donne encore l’impression de sacrifier le graphisme sur l’autel de la sobriété et du mauvais goût. Il y a tellement de cas de figure différents qu’il est difficile de faire un seul billet sur cette question en restant concentré… Mais je reviendrai prochainement vers vous avec un billet sur la notion du Good Enough dans l’industrie du webdesign.

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21 commentaires pour “Quelques notes sur le design graphique des sites web et autres futilités”

  1. Nico dit :

    A mon sens, le design web est important, mais il est devenu plus fin (moins « évident ») et un peu moins pétant que ce qu’il a pu être (sauf délire et univers particulier).

    Les deux idées clé d’un design réussi sont : -Un bon design sait se faire oublier en quelque sorte ! -Et une bonne interface, c’est quand il n’y a plus rien à enlever.

    Le gros problème des « intégrateurs pas spécialement portés sur le graphisme », c’est souvent le côté très (trop) épuré de leurs réalisations… perso, j’aime bien quand il y a une tentative (même imparfaite) de recherche et de se démarquer… ce que d’autres intégrateurs vont s’empresser de démolir en sortant des arguments massue comme l’accessibilité, etc.

    Bref, un peu d’innovation que diable !

  2. Bruno Bichet dit :

    Nico — Je comprends ton point de vue et d’ailleurs je le partage en grande partie, mais je ne vois pas en quoi « le côté très (trop) épuré de leurs réalisations » est un problème ;)

    L’accessibilité n’est pas l’ennemie du graphisme. Le problème, s’il y en a un, c’est que de trop nombreux graphiste se contentent de faire des copiés-collés de tutoriels Photoshop mal digérés à la mode du web 2.0 aujourd’hui et ils feront la même chose avec l’arrivée du web 3.0.

    Après je ne m’inquiète pas pour les « vrais » graphistes, c’est-à-dire ceux qui ont une culture artistique et typographique : ils ne devraient pas être trop influencés par mes « quelques notes » sur des sujets qu’ils maitrisent :-D

    • Nico dit :
      mais je ne vois pas en quoi « le côté très (trop) épuré de leurs réalisations » est un problème ;)

      Je me suis mal exprimé : c’est plutôt le côté « uniformisation »… voir toujours les mêmes sites ultra-épurés et posés comme dogme de site réussi, je trouve cela dommage.

      L’accessibilité n’est pas l’ennemie du graphisme.

      On est bien d’accord ! A 100% même ! :)

      Mais relis-moi : le problème est qu’on prenne l’accessibilité comme argument systématique pour démolir le graphisme (je dis bien « le » et pas « un ») : c’est une tendance que je constate chez certains intégrateurs : quand un internaute demande une critique de son site, le graphisme est souvent démoli (parfois à juste titre, mais parfois de manière bien dure et exagérée) par des gens qui se bornent à faire des sites ultra-spartiates.

      Ce que je trouve dommage, c’est que ça freine un peu la recherche d’innovation et surtout que ça donne une image d’intégristes butés aux intégrateurs… c’est quand même bien d’être surpris par un graphisme sympathique ou ne serait-ce qu’une tentative de faire quelque chose de différent ! :)

  3. Hello,

    De mon côté, je pense que ce n’est pas parceque HTML5/CSS3 permet de faire des coins arrondis, des ombrages et des dégradés que le designer n’a plus sa place dans la conception. Bien au contraire.

    Le choix des couleurs, des ombres et des dégradés ne se fait pas comme ça, à la va vite sur un coin de de feuille de style. Il y aura donc toujours besoins de maquetter.

    Mais en fait, avec du recul, c’est le même débat entre sites CSS et sites JPEG/Flash des années 2000. D’un côté, on a les vrais designers qui savent bien que le graphisme (côté « artistique » du webdesign) n’est qu’une composante (minime ?) d’un design réussi et d’autres qui continuent de percevoir un site web comme un tableau sur lequel on peut faire n’importe quoi pourvu que ça semble « beau ».

    Pour moi, le webdesign est effectivement un art, mais un art fortement influencé par son support : le web. A ce titre, effectivement, comme le support ne change pas vraiment d’un site à l’autre (de la même catégorie), les sites se ressemblent.

    Mais, à ce propos, n’y a-t-il pas des périodes dans la peinture (impressionnisme, réalisme etc…) et des influences. Des tableaux d’auteurs différents qui se ressemblent pourtant ?

    Dans le domaine du webdesign comme dans tant d’autre, il y a les créateurs et des suiveurs, des modes et des évolutions souvent induites par de nouvelles techniques ou un maturation intellectuelle collective.

    En ce sens, les sites minimalistes et simples que l’on retrouve aujourd’hui sont la meilleure réponse qu’on ait trouvé avec les contraintes que nous avons. Pour l’instant… D’ici là, il ne faut pas s’étonner que tous les sites imitent ce style, avec plus ou moins de succès.

  4. briegel dit :

    Bon, ben, la messe est dite ! Et vive le dogme !

  5. Francis dit :

    J’ai l’impression en lisant l’article que plus ça va aller et moins le Web Designer va avoir d’espace pour s’exprimer au détriment de l’integrateur qui s’improviserait designer grâce à HTML5 et CSS3, comme si le webdesign se résumait au coins arrondis et aux ombres. Et si, au contraire, tous ces agréments étaient une flèche supplémentaire à l’arc du webdesigner pour venir piétiner dans le jardin de l’intégrateur ? Je ne fais que poser la question ! ;-) Et je la pose parce que j’ai constamment l’impression qu’en France le Web Designer reste un simple graphiste alors que son rôle est tellement plus complexe…

  6. Bruno Bichet dit :

    Nicolas Froidure (@nfroidure) — Oui, c’est bien ce que je dis également dans cet article, quand je dis que du coup, les créatifs auront des choses plus intéressantes à faire que des coins arrondis, des ombres portées, etc.

    Sinon, oui, les sites minimalistes sont la meilleure réponse aux défis posés par le support « Web » au sens large. Et encore, on n’a pas vu les créatifs se prendre la tête avec les périphériques mobiles…

    briegel — Où ça le dogme ? Ce billet (et tous ceux qui sont taggés Quelques notes) est surtout le fruit d’interrogations auxquelles je n’ai pas forcément de réponse toute faite, justement. Mais j’essaie quand même d’y donner un point de vue, quitte à forcer un peu le trait par moment, j’en conviens ;)

    Francis (@Fran6) — En réalité, je ne pense pas vraiment que les effets CSS3 remplaceront l’utilisation de Photoshop dans la majorité des projets web, ne serait-ce que parce que la qualité des ombrés de « box-shadow » laisse franchement à désirer et présentent des différences de rendu selon l’implémentation dans les navigateurs.

    En revanche, dans certains projets, je suis persuadé que l’on pourra se « contenter » des effets CSS3 pour fournir rapidement et/ou à moindre coût des sites web qui pourront se satisfaire du « Good Enough ».

    Je ne sais pas si ces prestations « Good Enough » représenteront 5%, 15%, 25%, 50% des projets, mais une chose est sûr : il y en aura.

    Après, savoir si ces projets seront aussi motivants que les autres pour les graphistes « exigeants », je ne sais pas. Peut-être qu’ils présenteront des problématiques intéressantes en terme d’architecture, de navigation, de référencement, d’intégration web, etc.

    [troll="on"] J’ai bien conscience que l’ergonomie et la lisibilité ont toujours été un tue-l’amour pour les créatifs (pas taper)[/troll]. Mais bon, il se trouve qu’aujourd’hui, ces questions primordiales pour le visiteur trouvent un écho favorable auprès des décideurs ; il faut battre le fer quand il est chaud ;)

    • Francis dit :

      Le problème est toujours le même, tu gardes le web designer dans un rôle de graphiste pur, ou de créatif, ce qui n’est pas le cas. Il y a, bien sûr, pas mal de monde venant du print avec l’envie de coller des visuels graphiques à toutes les sauces et à toutes les couleurs, mais il ne faut pas en faire une généralité. Personnellement, je ne me retrouve pas du tout dans cette description et je suis à chaque fois un peu fâché parce que ce n’est pas rendre service à la profession que de lui donner cette image.

      Pour un vrai et bon web designer, l’ergonomie a de l’importance, ainsi que l’accessibilité et la lisibilité. Ca fait partie du coeur de son travail.

      • Bruno Bichet dit :

        Je m’explique peut-être mal, mais je ne vise pas du tout les webdesigners, ma cible (si tenté que j’en ai une) serait plutôt les soi-disant créatifs (j’ai dit soi-disant, hein, je ne vise pas les « vrais créas », ceux qui possèdent une culture solide, etc.) qui se subdivisent à l’infini :

        Ceux qui partent dans leur délire graphique à mille lieues du brief et qui se vexent quand tu leur demande « à quoi ça sert, les petits trucs bizarre qui flottent un peu partout sur la page ? » (ceux-là, essaient tant mal que mal de remplir chaque espace blanc comme si leur vie en dépendait…) Variante : ceux qui trouvent une métaphore reliée au brief, mais qui vont te la décliner lourdement sur chaque élément de la page. Ceux qui ont passé des heures pour faire un « header », un « background » et un « footer » hyper chiadés avec plein de trucs vraiment bien, mais qui ont totalement zappé la zone de contenu, comme si ce n’était pas leur problème. Une variante : ceux pour qui tout texte au-delà de 12px est une agression visuelle et qui s’empressent de mettre un visuel à la place. Ceux qui ne peuvent pas s’empêcher de mettre des // ou des :: devant les titres persuadés que c’est toujours « über cool » depuis 1998 ^^ Et la liste est longue…

        • Francis dit :

          Je comprends bien, mais le souci c’est que c’est un peu énervant que tu ne fasses référence qu’à cette catégorie d’énergumènes (bonne orthographe ?). Personnellement, je n’en vois pas ou peu et c’est pas plus mal !! :D Je suis pourtant sûr qu’il y en a une floppée !! ;-)

          Je trouve que ce serait plus sympa de ne parler que de ceux qui font un sacré bon boulot, qui arrivent à faire du joli avec de l’accessible et de l’ergonomique. Faut pas non plus penser qu’un site ne peut être fonctionnel que s’il est dépourvu de beau. Ce n’est plus le fonctionnel qui est en haut de la pyramide mais le « plaisir ». Donc, une fois qu’on a bien pris en compte tous ces aspects qui font qu’un site sera utilisable au mieux par le visiteur, on prends en compte la notion d’émotion et on fait en sorte que ce même visiteur prenne du plaisir à naviguer sur ce site, que ce soit agréable à voir.

          Donc, le joli est aussi important. Maintenant, joli ou beau ne veut pas dire bourrer le site de graphisme. Faut pas mettre du joli pour faire joli. Faut se mettre à la place du visiteur et lui rendre la visite le plus agréable possible. Point barre. Réaliser un site web, ce n’est pas satisfaire ses envies, c’est satisfaire celles du visiteur ! ;-)

          • Bruno Bichet dit :

            « Personnellement, je n’en vois pas ou peu et c’est pas plus mal !! :D Je suis pourtant sûr qu’il y en a une floppée !! ;-) »

            Avant d’écrire ce billet, j’ai justement fait le tour des galeries de sites « jolis » et j’ai eu une overdose de « beau », ce qui explique certainement le ton un peu blasé de ce billet.

            J’ai aussi essayé de me rendre sur des sites « du quotidien », ceux sur lesquels soit je ne vais pas généralement, soit pour lesquels je n’active pas le mode « analyse ».

            Ces sites représentent 90% de l’ensemble du web : le SPA d’à côté, le site du garagiste, celui de la mutuelle, le site vitrine de PME du coin, le salon de beauté du coin de la rue, le bar branché ouvert jusqu’à 1h30 du mat (oui, à Lyon, c’est souvent 1h30 du mat…), etc. Et là, on voit le graphisme du quotidien, c’est-à-dire celui qui est produit par 90% des graphistes et autre aspirants à l’identité visuelle des entreprises qu’ils sortent d’une formation ou non.

            Après, oui, il y a de très belles choses, mais qui ne font pas partie de l’ordinaire de webdesigner moyen dont je fais partie. Comme je le dis dans l’article, les beaux sites de la balle sont souvent :

            « [le] portfolio d’un webdesigner réputé ou d’un site web réalisé par une agence pour un client qui a dépensé beaucoup d’argent. Bref, des projets que la startup ou la PME française moyenne n’a pas les moyens de s’offrir ou qu’elle ne veut pas payer. »

            Sinon, je suis absolument d’accord pour dire qu’un site graphiquement travaillé peut être très efficace, très ergonomique, etc. Ce n’est pas mon propos de dénigrer le graphisme, bien au contraire.

  7. PooLP dit :

    Lorsque je regarde de près les meilleurs «designs de l’année», je vois bien qu’il y a du travail de qualité, mais en creusant un peu, j’ai le sentiment qu’il s’agit souvent du portfolio d’un webdesigner réputé ou d’un site web réalisé par une agence pour un client qui a dépensé beaucoup d’argent. Bref, des projets que la startup ou la PME française moyenne n’a pas les moyens de s’offrir ou qu’elle ne veut pas payer.

    Tu vient de résumer exactement ce que je pense et observe depuis des années … sans compter la méconnaissance du métier de Webdesigner en France.

  8. Papier-pixel dit :

    D’abord, l’évolution des technos, et ce que vont permettre HTML5 et CSS3 est magnifique on est bien d’accord. Maintenant un « vrai » graphiste ou webdesigner ce n’est pas un artiste, laissons l’égo sur le paillasson merci. C’est un métier qu’il a appris, et la base de ce métier c’est la mise en avant d’un contenu de par une ergonomie solide et un design efficace et en adéquation avec la cible. Alors dans les deux extrêmes évidemment, on a le type sans culture graphique qui crache des effets glossy web 2.0 à tout bout de champ sans réfléchir à ce qu’il fait et nous ruine le web et les rétines. De l’autre on trouve un type qui connaît son métier et avec un peu de chance et de talent (+ budget + temps je suis ok Bruno) qui a une « patte » graphique et va pouvoir l’appliquer en fonction du client et du cahier des charges.

    Pour poursuivre ma réflexion, je dirais que le webdesigner tout comme l’intégrateur ou le développeur, c’est un métier à part entière. Chacun à ses impératifs et ses contraintes, et c’est souvent bien dommage que chacun ne s’ouvre pas plus aux autres aspects du métier avec lesquels il est obligé de composer de toute façon. L’essentiel à mon humble avis et de ne pas se dire que l’évolution du web rend dispensable un maillon de la chaîne : un CMS ne gommera pas plus un développeur que html5 ne supprimera un graphiste.

    Pour finir il est à noter que le webdesigner reste encore un « métier de luxe » ou une « option dispensable » pour le spa ou le garagiste d’à côté, raison pour laquelle le client fera appel à son neveu qui a téléchargé photoshop il y a 2 semaines et s’improvise graphiste. Trop de gens s’improvisent webdesigner sous le prétexte universel que ce qui est esthétique est critiquable par tout un chacun. Mais encore une fois c’est un métier qui s’apprend, et ça ne consiste pas à aligner 3 couleurs à la va-vite et mettre un ruban cadeau.

    +1 avec Francis, ça serait sympa de parler de ceux qui font du bon boulot…et je rajouterais même que ça serait intéressant que tu révises, si je peux me permettre, ton opinion globale sur ce métier que tu dénigres un peu trop.

  9. Bruno Bichet dit :

    Papier-pixel — Bon, je crois que je vais devoir me faire à l’idée d’écrire des articles un peu plus « tarte à la crème » avec un point de vue univoque et bien lissé…

    J’avais pourtant écris un épilogue qui me semble assez clair. Mais il semble difficile de proposer des articles où l’on ne prend justement pas partie et où on suit le fil de sa pensée.

    Parce que écrire sur les bons webdesigners, je veux bien ; encenser la profession, je veux bien aussi… mais quel est l’intérêt au fond : faire des listes de designs « trop de la balle » que tout le monde s’empressera de copier ? Je ferais bien des listes des designs ratés, mais je vois pas non plus l’intérêt de stigmatiser des sites et des « concepteurs » qui ne m’ont rien demandé ;)

    Le plus important dans tout ça, c’est que je vise les mauvais webdesigners et ça semble énerver les bons ;)

  10. Papier-pixel dit :

    Il n’est pas question d’écrire des articles « tartes à la crème » ni de faire des listes webdesign awards pour flatter qui que ce soit.

     » Le plus important dans tout ça, c’est que je vise les mauvais webdesigners et ça semble énerver les bons ;) « 

    …si on regarde tes derniers articles on peut se demander dans quelle mesure tu ne vises tout simplement pas la profession (sans t’en rendre compte je m’en doute), tant le fond et la forme de tes articles récents concernant le graphisme web sont négatifs et renvoient une mauvaise image. Alors quels que soient les mauvaises expériences que tu a eu, un peu de nuance et d’équilibre dans tes propos/tes articles serait bienvenue. Au plaisir de te lire :)

  11. [...] relisant mon dernier article sur le graphisme et le webdesign, je reconnais avoir fait quelques remarques désabusées sur un certain type de webesigners, mais [...]

  12. Romain dit :

    Si je me base sur ma propre expérience en tant qu’internaute je constate que les sites qui sortent trop des sentiers battus donnent trop l’impression d’être des vitrines technologiques (sites en flash par exemple). C’est amusant 5 min de jouer avec sa webcam pour naviguer sur un site sans utiliser sa souris, mais malheureusement ces sites sont souvent peu ergonomiques et ne donnent pas forcément envie d’y revenir régulièrement…

    La ou je veux en venir c’est qu’un site reste un site au même titre qu’un journal est un journal. Si on compare deux journaux ils auront tous les deux une « une », des gros titres, des colonnes de textes, et une certaine sobriété. Comment écrit dans l’article le web rentre dans une phase de maturité et les internautes commencent à avoir leur petites habitudes de navigation. Malheureusement pour nous, 99% des internautes ne sont ni graphistes, ni webdesigners, ni ne possèdent de vraie culture graphique ; ce qu’ils recherchent avant tout c’est du contenu, et c’est bien pour ca que des sites comme le bon coin fonctionnent ! Car tout le monde s’en moque que ce soit moche du moment que ca rende service.

    J’ai eu l’occasion de me poser ce genres de questions il y a quelques semaines lorsque j’ai voulu créer mon portfolio. Ma principale préoccupation était d’avoir un site ergonomique ou il ne faut pas plus de quelques secondes pour s’y retrouver. Résultat, mon site est assez sobre, il n’y a pas de fioriture.

    Je ne suis pas sûr que l’originalité graphique soit toujours synonyme d’efficacité, concernant les ombres portés et autres coins arrondis ce sont juste des « modes », demain ce sera la mode du violet, et après demain… Au final, Peut-on vraiment se permettre d’être original au risque de perdre des visiteurs fainéants ? Il me semble avoir vu des statistiques qui indiquaient que lorsqu’un site met plus de 8s pour se charger le visiteur quitte la page, j’imagine qu’il ne doit pas être beaucoup plus patient concernant une navigation déroutante…

    Je m’aperçois que j’écris des tartines et je vais essayer de conclure en disant que je ne jette la pierre à personne, en tant que graphiste on a envie d’être original et de pondre la créa de l’année et d’un autre coté il faut bien se rendre à l’évidence que la plupart du temps nos délires graphiques passeront complètement au dessus du commun des mortels.

  13. Je suis webdesigner avec des tendance graphique et je suis plus ou moins d’accord avec Nico, mais moi par contre je m’inquiète beaucoup moins sur l’avenir des interface web. A mon avis le scénario est claire il va y avoir plus de site sobre qui favorise accessibilité et ergonomie créé par de pure intégrateur (on est bien d’accord le contraire n’est pas forcément faux) et des sites encore plus rétro avec une conception plus graphique … du coup un web plus riche, d’un coté des sites simple mais plus ou moins facile a naviguer et d’autre plus graphique maintenant a l’internaute de choisir.

    En d’autre terme la guerre graphiste et intégrateur n’est pas encore finit … remarque je crois que je doit commencé a m’inquiété :p

    c’est pas vrais pour guerre ! peace & love les gars :)

  14. Gabriel Saurer dit :

    Je suis de l’avis de Nico, Pour ma part, je trouve aussi que le design web est important. Nous nous consacrons beaucoup sur le design des sites web, et on peut constater qu’on retrouve souvent dans les agences création site web qu’il y’a toujours une personne spécifiée web design et c’est ça qu’il me plaît. On apprécie toujours la venue d’un graphiste qui amène un nouveau regard que les programmeurs n’ont souvent pas

  15. Je suis en grande partie d’accord avec le constat soulevé dans cet article.

    D’ailleurs pour parler visuel, un bon graphiste n’est pas toujours celui qui en met partout – pas sur le web en tout cas. Un professionnel de l’image qui travaille pour ce média se doit d’être avant tout un ergonomiste. La sensibilité typographique, le sens de l’élégance et des respiration c’est déjà du graphisme, le contenu et quelques subtilités ludiques ou interactives apporteront ce caractère unique recherché.

    Après je comprends que l’on puisse être déçu par cet uniformisation minimaliste, il faudrait peut-être trouver sur le web un meilleur compromis.

    Ceci dit j’ai toujours préféré l’élégance au sites sapins de noël, le contenu est toujours valorisé c’est une règle vérifié et affirmé par les plus grands spécialistes de la conception web et par les internautes eux-mêmes.

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